Lundi 26 février 2007 à 11:03 | Dans la catégorie Musique en ligne
EMI semble trop gourmande avec les disquaires et la perspective de fichiers MP3 sans DRM sur les plates-formes de téléchargement semble s’éloigner. En effet, EMI demanderait une trop forte avance d’argent aux disquaires, qui en retour auraient fait une proposition insuffisante… Résultat, les négociations sont bloquées !
Samedi 17 février 2007 à 09:44 | Dans la catégorie Musique en ligne
Selon une étude réalisée par l’analyste Mark Mulligan de JupiterResearch, suite à la lettre ouverte de Steve Jobs, 62 % des responsables de l’industrie du disque en Europe sont pour l’abandon des DRM afin de relancer le marché!
Bien sûr, les responsables exécutifs des majors sont un peu plus réservés avec 58% d’entre eux favorables à cette idée et pour 70 % de l’ensemble des responsables interrogés, la solution serait un nouveau standard ouvert et interopérable… Bref, l’avenir est en train de se dessiner!
On retiendra tout de même qu’à l’inverse, seulement 28 % des personnes interrogées estiment que les DRM “sont absolument essentiels à la distribution de la musique”, no comment!
Jeudi 15 février 2007 à 10:56 | Dans la catégorie Musique en ligne
La Fnac présentait hier les résultats 2006 de sa boutique en ligne Fnac.com. Nos confrères de ratiatum nous font un petit compte rendu de ces résultats. Nous pouvons surtout retenir que la fréquentation de la boutique FnacMusic.com a doublé entre juin et décembre 2006 et 5,5 millions de titres ont été vendus en 2006, soit une hausse de 80 % par rapport à l’année précédente ! Mais le plus intéressant est de voir que les titres proposés sans DRM ont bel et bien la côte. C’est Denis Olivennes, le patron de la Fnac, qui le dit lui-même :
Si vous prenez nos premiers titres vendus au format MP3, le groupe Aaron en novembre, nous avons multiplié par deux leurs ventes dans la première semaine de commercialisation par rapport à la précédente où ils étaient uniquement disponibles sous le format WMA, le DRM de Microsoft
Ce premier titre avait été proposé en octobre 2006, mais en janvier, la Fnac a lancé son offre “MP3 sans DRM” et constate une hausse de 5% à 10% sur les ventes de titres des labels indépendants.
“Globalement, les gens achètent deux fois plus de musique en ligne si elle est sans DRM !” affirme M. Olivennes. Tout en ajoutant au sujet des Majors qu’elles “campent sur des positions myopes et courtermistes, en sous-estimant d’abord les nouveaux modes de consommation de la musique via le téléchargement et en refusant de comprendre que leurs positions inflexibles les ont amené dans le mur”
Voici de bonnes nouvelles qui, espérons-le, vont se confirmer et peut être en inciter certains à changer leur point de vue et abandonner les DRM pour le plus grand bonheur de tous. À suivre!
Mercredi 14 février 2007 à 10:19 | Dans la catégorie Musique en ligne
Yahoo! pourrait bien suivre les exemples de la Fnac et Virgin en passant sa boutique de musique en ligne au format MP3 sans DRM pour la fin de l’année ! Après plusieurs essais qui ont semble-t-il été positifs l’année dernière, Yahoo! pourrait également franchir le pas. Les DRM sont de plus en plus mal vus et rappelons que EMI, l’une des quatre principales majors, s’apprêterait à proposer tout ou partie de son catalogue au format MP3 non protégé. La révolution dans la musique en ligne a bien commencé… Qui sera le suivant ?
Mardi 13 février 2007 à 09:30 | Dans la catégorie Baladeurs MP3
Omnifone a présenté, lors du 3GSM World Congress à Barcelone, MusicStation, une offre illimitée de musique en ligne!
Cette offre bénéficie de plusieurs atouts dont l’accord des quatre grandes majors et un partenariat avec 23 opérateurs à travers le monde! Pour 2.99 € par semaine, l’utilisateur aura accès à toute la musique depuis son téléphone mobile, les fichiers étant au format eAAC+ avec DRM… Mais ce n’est pas tout puisqu’une offre “Premium”, à 3.99 euros la semaine, permettra de garder sa musique sur un ordinateur, PC ou Mac! La connection au service se fera avec Java ou Symbian via un petit logiciel… Arrivée prévue en Europe courant 2007!
Lundi 12 février 2007 à 09:41 | Dans la catégorie Musique en ligne
EMI sera-t-elle la première grande major à vendre de la musique sans DRM ? C’est en tout cas bien parti si l’on en croit Reuters:
EMI serait en discussion avec différents disquaires en ligne.
La major britannique, après une année 2006 difficile, cherche un second souffle et celui-ci pourrait venir des ventes de musique en ligne. Mais souvenez-vous, EMI a déjà tenté l’expérience avec Yahoo! Music il y a quelques mois, celle-ci se serait d’ailleurs révélée positive. Alors que manque-t-il pour voir tout ou partie du catalogue d’EMI chez les disquaires en ligne ? Des garanties…
Une autre source du secteur a déclaré que le label cherchait à obtenir de fortes avances sur les recettes des magasins en ligne contre le droit de vendre sa musique sans verrou
Le MP3 sans DRM et l’interopérabilité sont donc tout proche chez EMI mais rien n’est encore fait.
De son côté, Warner Music Group rejette totalement l’idée de vendre de la musique sans DRM. Malgré une baisse de 74% de ses bénéfices au dernier trimestre, Edgar Bronfman, le président de Warner, campe sur ses positions:
Nous préconisons l’utilisation continue des DRM.
Selon lui, affirmer que les DRM et l’interopérabilité sont une même chose est complètement faux:
Suggérer qu’ils ne puissent pas co-exister est simplement incorrect.
Contrairement à EMI, on est donc très loin de voir Warner vendre de la musique sans DRM. Mais il n’y a que les imbéciles que ne changent pas d’avis… À suivre!
Jeudi 8 février 2007 à 10:00 | Dans la catégorie Musique en ligne
Suite à la lettre ouverte de Steve Jobs au sujet des DRM, les réactions dans le monde de la musique en ligne ne se sont pas fait attendre… En voici une sélection. Mais fallait-il que Steve Jobs dise quelque chose pour que ça bouge enfin ?
Julien Dourgnon, directeur des études de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir:
Après cette prise de position d’Apple, c’est le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, qui doit intervenir en France. Il doit se positionner, dire quel est le sens de l’intérêt général et en tirer les conséquences: soit il soutient les DRM, auquel cas il faut modifier la loi Dadvsi. Car ce texte a contribué à mettre le consommateur dans une situation intenable, en le dirigeant vers des plates-formes légales, mais sans possibilité de contourner les DRM pour obtenir l’interopérabilité. Si cette loi n’existait pas, le juge nous aurait donné encore plus raison dans l’affaire Sony, en lui enjoignant d’enlever complètement les DRM.
Soit le ministre, comme beaucoup d’acteurs du secteur, considère que les DRM sont inutiles. Il lui faut alors exercer son rôle moral et politique, puisque le gouvernement a été actif sur ce sujet, et intervenir auprès des majors pour qu’elles retirent les DRM.
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture:
Je me réjouis qu’Apple, via son président Steve Jobs, prenne en compte les préoccupations du grand public, des créateurs et du gouvernement qui demandent que l’interopérabilité soit un droit pour tous. L’interopérabilité, c’est-à-dire la liberté pour l’internaute de lire une oeuvre acquise légalement sur tout type de support est une des avancées majeures de la loi sur le droit d’auteur.
Pour réaliser cette interopérabilité, deux solutions sont envisageables: la première est la compatibilité des mesures techniques entre-elles. Cette solution sera mise en oeuvre par l’Autorité de régulation des mesures techniques, créée par la loi sur le droit d’auteur. Le décret organisant son fonctionnement ayant été transmis au Conseil d’État, cette Autorité sera installée dès l’avis du Conseil rendu.
La seconde solution, que préconise Steve Jobs, est la suppression pure et simple des mesures techniques. Les récentes initiatives de plates-formes légales françaises de téléchargement sans mesures techniques permettent en effet de proposer une offre plus attractive pour les consommateurs, notamment pour l’achat définitif. Elles démontrent que la loi n’avait rien interdit mais bien tout rendu possible.
Cependant, il est également nécessaire d’imaginer de nouveaux modèles d’accès à la culture, tels l’écoute illimitée, l’abonnement ou la location de films. Ces modèles sont rendus possibles par des mesures techniques de gestion de droit. La technologie est dans ce cas au service de la culture et non l’inverse.
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