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Test Philips Citiscape Shibuya SHL5205

Philips Citiscape Shibuya

Présentation

Plus simple modèle de la gamme citiscape, le Shibuya n’en reste pas moins un Philips, très souvent synonyme de bon rapport qualité prix. S’étant fait les dents sur ce marché pendant des années, avec d’immenses réussites comme le SHL9560. Ouvertement plus basseux, le modèle ressemble, dans son épure, au Downtown, mais la comparaison s’arrête à peu près là. Très réussit sur le plan du design, le modèle existe dans quelques éditions spéciales.

Package

Un autre prêt d’un membre, mais tout comme le Downtown, ce Shibuya fait dans la simplicité la plus totale. On retrouve toujours le câble plat de cette gamme, qui est tout de suite moins sujet aux reproches à 50 Euros qu’au 100 Euros du Uptown. Cela est d’autant plus vrai que les casques de ce prix avec une télécommande smartphones sont très rares. Un bon point donc sur la forme. Reste que le package en lui-même est plus que maigre.

Fabrication

Contrairement au Downtown, le Shibuya tape dans le plastique qui tache. Pas une honte à ce niveau de prix, mais la différence entre les 2 modèles est colossale malgré l’écart d’à peine 20 Euros. En résulte une construction très perfectible car marquée par des points de faiblesse. L’arceau, les points de torsions, tous sont susceptibles d’une casse ou d’une fissure par manque d’attention. Des petits grincements ça et là. Le câble est correct même si on l’aurait préféré détachable.

Confort

Pas ignoble pour un supra, les coussinets sont encore une fois bien développés par Philips. Mais, plus rigides que sur le Downtown, ceux-ci sont également moins confortables car moins épais. Tout comme avec le SHL9700, l’oreille finit par sentir la partie plastique, et c’est là que les ennuis commencent. L’impression « coussin » n’est pas aussi présente donc. Pas une horreur pour un supra, il y a bien pire, mais le Downtown est lui une référence et la différence est immense. Plastique oblige, la structure est très légère.

Isolation

Dans les habitudes de Philips, malheureusement perfectible. Il y a de l’isolation sur ce Shibuya, surtout dans les aigus, mais pas suffisamment dans les cas difficiles. Ses 2 grands frères font mieux, et le Music Seal du Downtown met en avant les progrès de la marque. Un produit qui au moins laisse respirer.

Le Son

Dans toutes les marques il y a des faux pas, et Philips, bien que peu coutumier du fait, n’est pas une exception. Mais pour Philips il y a visiblement une règle, celle du modèle basseux. Le SHO9560 était tombé dans cette facilité, le Shibuya réitéré l’erreur. Le principe bass-lover n’est pas en cause, mais la marque ne semble pas vraiment (encore que le récent The Construct montre le contraire) à l’aise avec ce genre de signature.

Le shibuya n’est pas un monstre de basses en soit, mais celle-ci sont mal maitrisées, bourrées de distorsions et de genre de réverbérations. La signature est relativement parlante : portée sur les basses, puis baissant de façon plus ou moins régulière vers les aigus, avec quelques soubresauts et quelques creux. Manque d’aigus en premier lieux, le manque d’aération et le manque de détails se fait sentir. Il y a pire dans cette gamme de prix, mais la plupart des philips même son bon vieux SHL9560 lui donne une leçon.

Difficile de parler des médiums tant ceux-ci sont oscillants, mais ils restent le meilleur point du modèle, car suffisamment maitrisés malgré une sonorité confinée.Pas de surprise sur la spatialisation, faible et projetée vers l’avant, peu de profondeur également. Une séparation correcte heureusement.

Les bas-médiums ne sont pas catastrophiques non plus, l’attaque est là sans trop de lenteur ce qui le sauve sur la plupart des styles, chose qu’on ne peut malheureusement pas appliquer aux basses, bien trainantes et peu détaillées, une sensation de gonflement inutile.

Reste que la signature n’est pas aussi désagréable que les paragraphes précédents peuvent le laisser deviner, mais l’accumulation de fautes, la qualités des basses en premier lieux, ne risquent  de satisfaire que le bass-lovers peu exigeant. Après tout, un modèle nommé Beats Solo ne fait pas vraiment mieux pour environ 4 fois plus cher, mais c’est un autre débat. Dans cette optique, il n’est pas une catastrophe car un modèle Bass-lover ne tombant pas non plus dans le surréalisme sonore. Nous n’en sommes pas très loin par moments, mais le modèle possède une certaine régularité dans les différents styles.

Inutile de dire que la comparaison technique avec le Downtown fait vraiment très mal. Pour 20 Euros de plus, ce dernier met une raclée au Shibuya sur tous les points : confort, construction, son et isolation.

Le son n’étant pas synonyme de succès, le Shibuya pourrait être rapproché du HA-S600 de JVC, avec lequel il partage un bon nombre de points sonores. Si le JVC vous plait, le Philips Shibuya devrait vous plaire aussi.

CONCLUSION

Parent pauvre de la gamme Citiscape, le Shibuya n’est pas le bon rapport qualité prix qu’on attendait. Certes la signature affichée comme Basseuse n’est pas la plus simple à appréhender, mais la marque s’est visiblement engouffré un peu trop facilement dans cette sonorité.

08/20

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.



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