Napster to go, tout le monde connaît déjà : un service de location de musique basé sur le DRM de Microsoft Janus (dont de nombreuses rumeurs annonce qu’il serait déjà craqué).
Pour 15 dollars par mois, vous pouvez très simplement télécharger et écouter sur vos baladeurs compatible Janus tout le musique que vous pouvez stocker !
Quand vous arrêtez de payer, le service ne vous permet plus de lire les morceaux sur votre baladeur (qui doit être connecté une fois par mois pour pouvoir vérifier les droits).
Comment craquer le service ?
Avec cette astuce sur le blog de marv, il est possible de graver toute la musique que l’on charge sur Napster vers des CDR ou un format wave rendant caduque la limitation locative sur la musique.
Rien de très nouveau, le plug-in Output Stacker de winamp est un grand classique puisqu’il détourne la sortie son vers un fichier wave. Il serait déjà utilisé par les pros pour contourner les DRM des plateformes “légales” de musique, mais en fait comme personne n’y va jamais (il n’y a que les nouveautés du top 50, donc les vrais amateurs de musique sont sur les MP3blogs, pitchfork et betterpropaganda mais c’est une autre histoire)
Ce qui est plus drôle c’est que le bloggeur a calculé le nombre de morceaux maximum que l’on peut télécharger pendant la période d’essai de 14 jours avec l’aide de 3 PC :
Three computers, one fast networked drive, and a few dedicated people: Turning Napster’s 14 day free trial into 252 full 80 minute CDs of free music.
Each song can only be burned after the duration of the track length has elapsed in realtime:
14 day trial = 336 hours = 20,160 minutes of potential music = 252 80 minute CDs
Computer 1: Dedicated to downloading new music off of Napster
Computer 2: Dedicated to building WAV files for each CD
Computer 3: Dedicated to burning CDs
All computers share one fast networked drive where new files are downloaded to, converted WAVs are saved to, and CDs are burned from.
Copie privée et DRM, passer outre ?
En même temps, rien de scandaleux, c’est un droit à copie privée ou fair use aux USA. Droit d’autant plus légitime que vous avez payé la musique avec votre abonnement.
Mais pourquoi ces DRM alors ? C’est évidement la question que j’ai posé à Brad, le CEO de Napster.
La réponse est très claire: aujourd’hui pour avoir des contenus des majors, il faut des DRM, et pour pouvoir proposer un service d’abonnement il faut passer par Microsoft.
Malgré l’usage de DRM, je pense que Napster to go est une avancée intéressante car elle ouvre la voie à de nouvelles options marketing pour gérer l’abondance de musique.
La génération MP3 a déjà accès à tout, sur les services P2P, sur les webradios. En s’abonnant à un service comme Napster, ce n’est pas forcément l’accès à la musique qu’elles paie mais la capacité d’avoir un référentiel de musique sur lequel s’appuyer.
La critique faite du service dans
l’article cinglant de Register ne tient pas compte de cette possibilté de copie privée.
A la recherche du service parfait
Aucun référentiel ne sera aussi bon d’audiogalaxy, le service le plus intéressant mixant réseau social, P2P et web. Aucun service ne pourra contenu 90% de parts de marché comme Napster 1. Napster 2 tente tardivement de mettre en place le vieux rêve de Napster 1, proposer un abonnement pour avoir un accès illimité à la musique sachant que l’abonnement n’empêchera pas les samplers d’acheter plus de disque et que l’abonnement permettra aux free-riders d’investir plus d’argent en musique qu’ils ne le font dans le CD (la moyenne de vente de CD restant autour de 2 par ans rappellons le).
Aujourd’hui rappelons le, le marché de la musique en ligne français équivaut en valeur qu’a 10 000 abonnés Napster to Go.
pas terrible et les ambitions pour l’année prochaine : 2% du marché soit 20 000 abonnés Napster: pas terrible.